Algérie

Les cimentiers s’orientent vers l’export : craintes du rétrécissement de la demande intérieure ?

Selon une étude menée par le Ministère de l’Industrie et des Mines, 45 000 tonnes de ciment auraient été importées en Europe par l’Algérie. Ce n’est pas tout. En effet, le ministère affirme notamment qu’une autre importation est prévue à l’avenir à hauteur de 200 000 tonnes. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir pourquoi les cimentiers ont tendance à exporter leur produit.

Le ciment, un autre type d’export

Il y a quelques temps, on entendait notamment parler du fait que l’Algérie n’apportait aucun avantage considérable à l’Union Européenne. Pourquoi ? Notamment parce que ce pays désirait tout simplement pouvoir conserver ses réserves et se présente comme un État mono-exportateur. Cela signifie tout simplement que l’Algérie exporte depuis de nombreuses années un seul type de produit : les hydrocarbures à hauteur de 94,54 %. Cependant, de nombreux produits dérivés remplacent dorénavant les hydrocarbures et les exportations sont en chute libre. C’est notamment pour cette raison que l’Algérie a dû trouver une solution rapidement pour diversifier ses exportations. De plus, sa production de ciment a beaucoup évolué ces dernières années, et c’était donc le moment idéal pour exporter cette matière. Il faut savoir qu’il existe 17 cimenteries au cœur de l’Algérie.

Ce que l’on vous cache

Cette envie d’exporter du ciment peut également cacher un véritable problème en réalité. En effet, tout le monde se demande notamment si ce besoin d’exporter du ciment n’est pas une solution pour faire face à une demande en baisse à l’intérieur du pays, et à des stocks bien trop plein dorénavant. Ce problème a touché notamment de nombreux pays européens durant la crise financière en 2008 que ce soit le Portugal, l’Espagne ou encore la Grèce.

Finalement, la grande question se pose sur cette nouvelle exportation de l’Algérie. Est-ce une stratégie pour diversifier les exportations et faire fructifier l’économies du pays ? Ou est-ce tout simplement une manière simple de ne pas perdre d’argent, et de se « débarrasser » en quelque sorte de ce ciment dont la population ne veut plus, n’a plus besoin ou ne dispose pas des moyens nécessaires pour en faire l’acquisition. Peut-être aurons-nous rapidement une réponse dans les mois à venir.